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Saviez-vous que...

60) … en juin 1595 Jean BERTELS (1544-1607), latinisé en Bertelius Lovaniensis puisque originaire de Louvain en Belgique, fut installé 62e abbé de l’abbaye Saint Willibrord à Echternach. La représentation de la bourgade de Diekirch (1597) figurant au « Grand BERTELS », cartulaire regroupant des croquis exécutés à la plume par l’abbé BERTELS, montre des formations culturales remontant les escarpements du Herrenberg. Cette illustration doit être interprétée comme preuve iconographique de la réalité du vignoble Diekirchois, dont elle précise par ailleurs le mode de culture : l’alignement oblique de traits de plume verticaux correspondrait au palissage individuel des ceps, seule méthode de palissage praticable en terrain à forte pente. (bp, cw, 2010-03-07)
Diekirch en 1597 par l'abbé J BERTELS
Paul SPANG, Bertels abbas delineavit 1544-1607, RTL édition, p. 119

61) ... en octobre 1501 Philippe-le-Beau (1478-1506) introduisit des accises à percevoir sur la vente du vin produit à Diekirch. Le vin issu d’une production étrangère était doublement taxé. Les fonds collectés servaient à l’entretien du mur d’enceinte. A en croire le Dr Jean Pierre GLAESENER (1831-1901) il était de plus interdit de vendre du vin étranger avant que le vin local n’eût été consommé. En 1568 deux individus auraient été sanctionnés pour avoir bu du vin étranger alors que le vin autochtone n’était pas encore épuisé. Avouons que le vin de Diekirch ne semble pas avoir eu bonne réputation puisque de-ci, de-là il est qualifié de « Drei-Männer-Wein » : un premier personnage faisait ingurgiter du vin à un deuxième personnage fermement tenu par un troisième personnage afin qu’il ne puisse s’y dérober. (bp, pm, 2010-03-07)
N. VAN WERVEKE, Kulturgeschichte des Luxemburger Landes, Band II


62) … Jos HERR avait l’intime conviction que le terrain tumultueux du « Ronneboesch » à Reisdorf cachait des sépultures datant de l’âge du fer (1er millénaire avant J.-C.). Il rêvait d’en faire la fouille selon les règles de l’art. Les services de fouille compétents du MNHA, désespérément débordés, n’ont jamais su accéder à sa demande. Epaulés par 13 frères scouts de Mons (Belgique), les 17 pionniers de la troupe Tony NOESEN de Diekirch ont exaucé le vœu de Jos HERR. Du 21 au 31 juillet 1974 ces 30 archéologues amateurs ont réalisé le démontage « lege artis » d’un monticule (12 mètres de diamètre et 90 centimètres de hauteur) supposé représenter une sépulture ancienne. Le dernier jour, la thèse de Jos HERR se vérifia. Un anneau de cou en bronze (20 cm de diamètre et 7 mm d’épaisseur), un anneau de bras en fer (10 cm de diamètre, 5 mm d’épaisseur), deux anneaux en spirale en bronze (2,5 cm de diamètre et 3-4 mm d’épaisseur) et un morceau d’anneau en bronze (3 mm d’épaisseur) ont fait leur apparition. Les objets découverts datent de la période Hallstatt D de la « älteren Hunsrück-Eifel-Kultur (HEK I) » (740-600 avant J.-C.). La direction du camp archéologique appartenait à Théo JACOBY, qui pouvait s’appuyer sur les compétences techniques des deux anciens Louis MINETTE et Marcel THILLEN. (bp, 2010-03-17)
Gérard THILL, Ein Grabhügel der älteren Eisenzeit bei Reisdorf, Tirés-à-part Hémecht 4/1974

63) … Antoine Théodore TANDEL, né le 10 octobre 1785 à Diekirch, a connu le monde en courant les champs de bataille napoléoniens de 1806 à 1814. Il est passé par la Belgique (octobre 1806, octobre 1811), la France (1809, 1811), la Pologne (1807-1808), l’Allemagne (avril 1809), l’Autriche (juillet 1809), la Hollande (novembre 1810) et la Russie (1812). Il a participé aux batailles de Ratisbonne (Regensburg, D), Wagram (A), Mohilew (R), Smolensk (R), Moscou (R), Wiasma (R), Korythnia (R) et Insterburg. Il fut blessé au combat à Wiasma où il reçut un coup de biscaïen à la gorge (gros mousquet tirant des charges cylindriques envoyant des dizaines de boulets en fonte, rarement en plomb, de 18 à 38 mm de diamètre) puis à Korythnia où il essuya un coup de feu à la cuisse gauche. Fait prisonnier à Insterburg par les Prussiens, il intégra les rangs de la coalition russo-prussienne dont il défendait les couleurs de 1813 à 1814 lors des batailles de Kamin, Goehrde, Boden, Sehestedt et Harburg. Il prit congé des armes le 7 août 1814 et s’installa à Diekirch, sa ville natale. Il y devint « officier de la garde civique et de santé » après avoir été décoré en octobre 1828 de la médaille de bravoure en argent pour ses exploits lors de la campagne de Russie. Il s’est éteint paisiblement à Diekirch le 28 août 1864, à l’âge de 79 ans. (bp, 2010-04-04)
→ Jos HERR, Diekirch 1985, p.342

64) … le miraculeux rescapé des bérézina napoléoniennes en terre brûlée, Antoine Théodore TANDEL avait sans doute « dans [son] sommeil de nombreuses Pitiés, comme les « Pietà » de la Renaissance, mais non point, comme elles, exécutées dans le marbre, inconsistantes au contraire » (Marcel PROUST, La prisonnière, 1922). Pour en rendre grâce à son Seigneur, il demanda à sa fille Marie Catherine TANDEL (1825-1909), vulgo « Tändelchen », de passer commande d’une véritable « Pietà » en marbre blanc immaculé auprès du sculpteur allemand résidant et exerçant à Rome, Theodor Wilhelm ACHTERMANN (1799-1884). A noter que Marie Catherine TANDEL est la nièce de Rev. Fr. Mathias WOLLF, jésuite néerlandais originaire de Diekirch. (bp, 2010-04-18)
→ SVQ 33)
→ Jos HERR, Diekirch 1985, p. 341-342
→ Marcel PROUST, La Prisonnière, 1922, p. 125

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