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Saviez-vous que...

53) … le 6 juin 1934, Batty WEBER (1860-1940), chroniqueur luxembourgeois bien connu, raconte l’anecdote suivante : En 1866, le choléra sévissait à Diekirch. Deux croquemorts qui faisaient la tournée des mourants trouvèrent le maître boucher NN assoupi. Ils l’empoignèrent et le traînaient dehors pour le mettre en bière. Ayant repris tous ses esprits et curieux de savoir ce qui lui arrivait, le maître boucher interpella les deux compagnons : « Du göß begrohwen ! », lui répliquèrent-ils. Désorbité par l’annonce de son enterrement avant terme, il insista pour en connaître les raisons. « Du baß dukt ! » Protestant énergiquement contre ce constat surprenant, le maître boucher s’entendit débiter la sentence finale : « Den Dokter SCHOLTES hot gesot, du wärs dukt, an elo göß de begrohwen ». Il va sans dire que le brave boucher a eu gain de cause et qu’il a survécu non seulement au zèle des croquemorts anticipateurs mais également au choléra. (Pour les passages cités en luxembourgeois l’orthographe originale de Batty WEBER a été conservée.) (bp, 2010-04-15)
Jos HERR, Die Cholera 1866, Diekirch 1985, p. 341
MASSARD Jos A, Cholera und Scheintod in Diekirch, Journal, 5.11.2008

54) … le Dr Jean Pierre SCHOLTES(1833-1906), qui fut bourgmestre de la Ville de Diekirch de 1885 à 1902, habitait avenue de la Gare. Les immeubles contigus EIFFES et SCHOLTES sont devenus propriété de la Ville de Diekirch respectivement de l’État et ont cédé la place à l’actuelle Résidence du Parc. (bp, 2010-03-07)

55) … les frères Jean Benoît (1807-1873) et Hubert (1820-1897) VALERIUS ont tous les deux enseigné les sciences naturelles à l’université de Gand en Belgique. Leur frère cadet, Antoine VALERIUS (1823-1881), était médecin à Arlon. Jean Benoît, Hubert et Antoine VALERIUS (3/11 frères et soeurs) sont nés à Diekirch des époux Richard Pancrace VALERIUS (1773-1842), originaire de Waxweiler et Anna Maria KNELL (1781-1846), originaire de Diekirch. La famille VALERIUS-KNELL habitait le « Knellshaus » sis au coin Grand-Rue – rue de l’Etoile (actuellement Pharmacie Saint-Laurent). Géomètre de formation, Richard Pancrace VALERIUS, a dressé plusieurs plans de la Ville de Diekirch, dont celui de 1825. Il fût conseiller communal et échevin de 1812 à 1836. (bp, 2010-03-07)
Jos HERR, Plan de Diekirch par Richard Pancrace VALERIUS 1825, Diekirch 1985, p. 275

Ecrits de Jean Benoît VALERIUS

56) … le Dr Albert VALERIUS (1844-1917), médecin comme ses oncles Hubert et Antoine VALERIUS, a exercé à Diekirch. « Bönneweechen », tel était son surnom, était médecin-vaccinateur du canton de Diekirch de 1889 à 1901. Le neveu du Dr Albert VALERIUS, Constant WOLFF (1878-1971) – « Wollef’s Cosi » pour les intimes – qui habitait à côté du Grand Hôtel des Ardennes est bien connu des Diekirchois pour avoir été propriétaire de nombreux immeubles et terrains à Diekirch. (bp, 2010-03-07)
Jos HERR, Dr Albert VALERIUS, Diekirch 1985, p. 249

57) … alors que le choléra sévissait à Diekirch au 19e siècle, la peste s’est acharnée sur les habitants de la région de Diekirch à plusieurs reprises aux 16e (1554, 1579) et 17e (1604, 1613, 1631, 1638, 1668) siècles. La peste est une maladie infectieuse (Yersinia pestis) à dissémination lymphatique et sanguine transmise à l’homme par les puces des rats. Les épidémies récidivantes en disent long sur les conditions hygiéniques désastreuses des temps anciens et sur les effets réels des traitements proposés : Cito, longe, tarde ; en d’autres mots : Pars vite, va loin et reviens tard. (bp, 2010-03-07)
Peter OLINGER (+1934), Diekirch im Wandel der Zeiten, 1941, p. 155-162

58) … le mur du « Häemerich », bien connu des adeptes de la petite reine et des fervents de la luge, tantôt redouté tantôt apprécié, fut victime de la germanisation de la nomenclature aux temps de la 2e Guerre Mondiale. C’est ainsi que nous lisons dans « Diekirch im Wandel der Zeiten, Bilder aus der Diekircher Geschichte, gesammelt und seinen Mitbürgern gewidmet von Oberlehrer Peter Olinger (+ 1934), Zweite, erweiterte Auflage, 1941 » au chapitre consacré aux « Flurnamen der Gemeinde Diekirch » que – sans doute suite à l’intervention des sbires du Gauleiter SIMON – le « Häemerich » s’était transformé en « Heinrich ». (bp, 2010-03-07)
Peter OLINGER (+1934), Diekirch im Wandel der Zeiten, 1941, p. 221

59) … divers écrits (1640-1722) évoquent la culture de la vigne à Diekirch, notamment aux lieudits « an de Wangerten, Häemerich’s Wangerten, Wolsberich, Hessenkrätzer, an Hoov [?], Schönschleyden [?], Boventhal, Hillebörnchen [?], Heedewangerten, d’Baach aus, am Näelgeswee, [et] hannert der Millen ». De par leur orientation plein sud, les coteaux du « Häemerich » et du « Häerebierg » représentent un environnement naturel propice à la culture du raisin, pour autant qu’un ensoleillement suffisant puisse en garantir la maturation. Le grand froid de 1709 fit congeler le vin dans les barriques et n’épargna guère les vignes de Diekirch. Il ne sera plus question de vin de Diekirch après 1722. (bp, 2010-03-07)
Peter OLINGER (+1934), Diekirch im Wandel der Zeiten, 1941, p. 218
Jos HERR, Weinberge, Diekirch 1985, p. 205

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 Diekirch Au Parc  Diekirch Pont  Vieux saule - 1930

 

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